
Ọmọ Odùduwà, fille d'un roi lointain,tu tiens de lui ton port, ton calme souverain.Partout où tu passes, ta beauté fait ravageEt même les anciens en oublient leurs adages.Ta peau a la couleur des nuits où l'on veillaitpour les vieux àlọ́ que la lune écoutaitEt dans tes yeux profonds, mystérieux miroir,Brille le souvenir d'un peuple à la fière histoire.Princesse Yoruba au port altier,Ta démarche trahit de nobles origines.Laisse le monde devant toi se plier,et honorer en toi la reine qui se dessine.Ô Olayide, reine de mes nuits, muse de mes pensées,Que puis-je apporter d'égal à ta beauté,sinon cette humble couronne de mots,tressée de tout ce que je n'ose dire tout haut ?Chaque soir, seul, je répète « Mo nífẹ̀ẹ́ rẹ »,pour qu'un jour, face à toi, ces mots ne restent pas muets.
