
Pieds moites, cheveux d'une noirceur dégradée un peu plus chaque tierce, s'assombrissant à la lumière du jour.
Regard vide, cœur meurtri, les coups de la vie, dit-on, dur de ne pas se surprendre à expulser de leurs domiciles, les poux,
Ombre sage, silhouette étrangère catapultée vers le néant depuis le tout, un faux sourire, car des molaires figées par une inaction buccale prolongée ont fini par fusionner, laisse pourtant paraître, de temps à autre, une personne douce,
Mains liées mais parfois libres, elles se pavanent, se heurtent aux intempéries du vent, animées par le courant d'une spontanéité dont la lenteur s'amenuise sous les coups,
Imagination dense, réflexion quelquefois exagérée du fait d'un instinct mal maîtrisé, des facultés mentales et une personnalité pourtant largement supérieures à celles d'un fou,
Silence assourdissant, bruit assez calme, du mouvement inerte et une dynamique statique, la promesse n'est qu'un plancher qui n'a besoin que d'un seul clou.
L'inconscient a bien tendance à persuader la conscience d'accoster en pleine mer avec aucun quai dans les environs. Bien des subterfuges sont employés par moi à des fins de justification de mon unicité, mais quelle valeur accorderait-on à l'unique s'il n'en existait qu'une pluralité d'un seul modèle ? Un seul mot d'elle, et à l'instant même, la fine étoffe de joie se ravive, le blason de sentiment de renaissance se redore. Le bonheur n'est donc borné qu'entre sa parole angélique et ses souhaits divins. Mon infinité de pensées immondes devient alors quantifiable, puisque nulle. Un formatage d'esprit nauséabond a juste été réalisé. Et à ce moment, j'ai compris.
C'était juste ma mère qui m'enjolivait.
