
Je savais que l’amour ne me devait rien,et je m’étais promis de ne plus rien lui demander.De ce verbe, aimer, il ne m’était resté qu’amer :une lettre en moins, un goût de plus.
Puis ton sourire est venu,et toutes mes barrières sont tombées.À la raison qui voulait parler, j’ai dit : arrière.
Seigneur, cette fois, c’est elle. Entends mes prières.Et toi, tu m’as dit te quiero.Je t’ai répondu te amo mucho.
Des semaines durant, j’ai habité le paradis.Moi qui n’avais jamais eu de chance,j’étais ravi : tu m’avais pris mes rêves et mon cœur.Je vivais dans un rêve,et mes démons observaient une trêve.
Trêve, le temps de t’entendre, Ève de mon Eden,histoire aussi brève que soudaine :tu es partie sans préavis.J’ai cru gagner le ciel. J'ai retrouvé l’enfer.
Parfois tu me dis encore te quiero.Mais moi, je n’ose plus te dire te amo.
